La perception du monde

image pixellisée d'un homme chaussant des lunettes.

« Notre cerveau nous manipule. […] Ce sont (les biais cognitifs) des carcans qui faussent de manière systématique l’appréciation de soi et des autres mais aussi notre compréhension des évènements du monde et de ses enjeux. »

Par cette citation, Gilles Azzopardi (psychosociologue) nous démontre que la perception du monde est différente d’une personne à l’autre. Ce que je vois n’est pas forcément ce que vous voyez. Mon bleu n’est peut-être pas votre bleu. La façon dont on perçoit les couleurs est purement subjective.

Notre interprétation des faits passe par nos filtres qui sont imprégnés de nos croyances, de nos peurs, de notre héritage. Si je vis dans la peur suite à une agression, je fuirais les bains de foule que je considérerais comme agressifs ou effrayants. Si au contraire j’ai grandi en étant toujours entouré par famille et amis, je les verrais comme des moments de fête et de liesse.

De même pour les lieux, maisons ou paysages. Ils peuvent être angoissants pour qui y a vécu des choses traumatisantes ou stimulants pour d’autres.

C’est en cela que notre cerveau nous trompe, et cela me pousse à croire que nous avons donc tous notre propre réalité, que nous « créons » notre propre réalité. Nous sommes « co-créateurs » du monde.

 « La réalité est multiple et une » d’après Platon. Chacun a sa vérité et sa propre perception de ce qui l’entoure. L’interaction que nous avons avec les autres s’en trouve forcément impactée. Et de là découlent les divergences d’opinion.

D’ailleurs, Eckhart Tolle a écrit : « Les conflits dans le monde sont le miroir de nos conflits intérieurs non résolus ».

Par nos jugements, nos paroles haineuses ou envieuses, nos actes violents, nous contribuons au mal-être sociétal. C’est parce que nous ne savons pas comment gérer notre colère, notre violence, nos ressentiments, notre tristesse que nous voyons le monde sous l’angle de la colère, de la violence, de la tristesse.

Apprendre à gérer ses démons intérieurs, à les comprendre et à les affronter permettra de regarder le monde différemment. Arrêtons les jugements, souvent hâtifs et sortis du contexte, et regardons en nous pour comprendre le monde et l’apprécier.

Vous connaissez l’allégorie de la Caverne de Platon ? Des humains sont au fond d’une caverne et tournent le dos à la sortie. Ils regardent sur le mur du fond la projection d’objets mais ils ne regardent pas ces objets directement. Ils ne voient pas la réalité telle qu’elle est, ils voient ce que l’on veut qu’ils voient. Le travail de guérison, d’ouverture de conscience nous incite à sortir de cette caverne pour voir le monde tel qu’il est, pour voir au-delà des apparences et pour s’ouvrir aux multiples champs des possibles. Alors sortons de la Caverne !

L’adage dit : « Si je change, le monde change » et Plutarque ajoute : « Ce que nous avons réalisé intérieurement va changer la réalité extérieure ». Nos ancêtres l’avaient déjà compris. Qu’attendons-nous donc pour changer et changer ce monde ?

Pour résumer, je citerai la très sage Sandra Bullock qui disait : « Je souhaite un monde en paix »

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